DPO externalisé

Un avocat comme délégué à la protection des données

Registre à tenir, analyses d'impact à mener, sous-traitants à encadrer, demandes d'exercice de droits à traiter, violations de données à notifier en 72 heures : la fonction de délégué à la protection des données est devenue un métier à part entière.

La plupart des PME et ETI n'ont ni le volume ni le budget justifiant un DPO interne à temps plein. Et confier la fonction « en plus » à un juriste, un DSI ou un directeur opérationnel crée précisément le conflit d'intérêts que le RGPD interdit (art. 38.6) : on ne peut pas contrôler des traitements que l'on décide soi-même.

J'assure cette fonction comme DPO externalisé, désigné auprès de la CNIL (art. 37 du RGPD), pour des entreprises et organisations qui veulent un délégué expérimenté, indépendant et immédiatement opérationnel.

Pourquoi confier la fonction à un avocat ?

Le secret professionnel. Mes échanges avec vous sont couverts par le secret professionnel de l'avocat (art. 66-5 de la loi du 31 décembre 1971). Vos questions les plus sensibles — incident de sécurité, doute sur la licéité d'un traitement, préparation d'un contrôle — se posent dans un cadre protégé. Aucun consultant, aucun cabinet de conseil ne peut vous l'offrir.

Le conseil et la défense, sans rupture. En cas de contrôle CNIL, de mise en demeure ou de contentieux, votre avocat DPO connaît déjà vos traitements, votre documentation et vos arbitrages — et peut porter votre défense, y compris en phase de sanction.

Une indépendance garantie par la déontologie. L'indépendance que le RGPD exige du DPO (art. 38) est, chez l'avocat, adossée à une déontologie contrôlée par l'Ordre : prévention des conflits d'intérêts, secret, assurance de responsabilité civile professionnelle.

Trois formats d'intervention

1. DPO externalisé désigné — le pilotage complet. Je suis désigné auprès de la CNIL comme délégué de votre organisation : plan de conformité annuel validé avec votre direction, tenue du registre et de la documentation, analyses d'impact (AIPD), traitement des demandes d'exercice de droits, encadrement des sous-traitants, relation avec la CNIL et gestion des violations de données, sensibilisation des équipes et reporting lisible par votre direction.

2. DPO relais — assurer la transition. Départ, congé maternité, mobilité interne, recrutement en cours : je reprends la fonction sans rupture, je maintiens la conformité à niveau et j'organise le tuilage avec votre futur DPO, documentation à l'appui.

3. Appui au DPO interne — le renfort d'expertise. Votre DPO ou votre direction juridique garde la main ; j'interviens en second regard sur les dossiers qui le justifient : AIPD sensibles, transferts internationaux, qualification d'un incident, préparation ou gestion d'un contrôle CNIL. Une hotline dédiée permet de poser les questions du quotidien à un avocat, sans formalisme.

Comment démarre une mission

État des lieux. Cartographie de vos traitements, revue de l'existant, identification des écarts — livré avec une hiérarchisation claire : l'urgent, l'important, ce qui peut attendre.

Feuille de route. Validée avec votre direction, avec un calendrier et des responsables identifiés côté client.

Pilotage. Un rythme convenu ensemble, combinant présence dans vos locaux et travail à distance ; vos équipes ont un interlocuteur direct, pas une boîte de tickets.

Preuve. Registre à jour, décisions documentées, arbitrages tracés : en cas de contrôle, votre conformité est démontrable, pas seulement déclarée.

Honoraires

Des honoraires annoncés avant de commencer, formalisés dans une lettre de mission : abonnement mensuel à partir de 2 500 € HT pour le DPO externalisé désigné, calibré selon la taille de l'organisation, le volume et la sensibilité des traitements ; forfait défini et validé avant tout démarrage pour les missions ponctuelles (état des lieux, relais, appui au DPO interne).

Pourquoi maintenant

La CNIL a inscrit le recrutement parmi ses thèmes prioritaires de contrôle pour 2026 : décision automatisée, information des candidats, durées de conservation. Toute organisation qui recrute est concernée. Les sanctions récentes — 325 millions d'euros pour Google, 150 millions pour SHEIN — confirment le changement d'échelle. Le coût d'une conformité pilotée à l'année est sans commune mesure avec celui d'un contrôle mal préparé.

Questions fréquentes

Suis-je obligé de désigner un DPO ?

La désignation est obligatoire dans trois cas (art. 37 du RGPD) : vous êtes un organisme public ; votre activité de base exige un suivi régulier et systématique de personnes à grande échelle ; ou elle porte à grande échelle sur des données sensibles ou relatives à des condamnations. Hors de ces cas, la désignation volontaire reste souvent pertinente : elle structure la conformité et adresse un signal de sérieux à vos clients, partenaires et salariés.

Un avocat peut-il être DPO ?

Oui. La profession l'a expressément admis : un avocat peut exercer la fonction de délégué à la protection des données, dans le respect de sa déontologie — indépendance, secret professionnel, prévention des conflits d'intérêts.

Le DPO externalisé peut-il aussi être mon avocat conseil ?

Pour vos sujets données, oui — c'est l'intérêt de la formule. La limite est fixée par le RGPD lui-même : le DPO ne décide pas à votre place des finalités et moyens de vos traitements (art. 38.6). Concrètement : je conseille, je documente, j'alerte ; les décisions restent les vôtres.

En combien de temps le dispositif est-il opérationnel ?

La désignation auprès de la CNIL se fait en ligne, en quelques jours. L'état des lieux initial est généralement livré sous quatre à six semaines selon la taille de l'organisation ; le pilotage courant démarre sans attendre pour les urgences.

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